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Vous êtes actuellement sur :LexiqueAcideDéfinition générale :Un acide est un composé chimique qui, dissout dans l’eau, est capable de céder des ions H+. On évalue l’acidité d’une solution par la mesure de son pH. Acidité vis-à-vis du papierL’acidité est une des causes majeures de la dégradation du papier. Elle entraîne des coupures de chaînes de la cellulose. La destruction de celle-ci conduit à l’affaiblissement du papier qui peut aboutir, dans une phase ultime, à une totale décomposition. Sources d’aciditéElles peuvent être internes au papier : lignine, azurants optiques ou certains encollages, ou externes : pollution atmosphérique, matériaux acides en contact, mauvaises manipulations. AlphacelluloseElle correspond aux fibres de cellulose possédant un haut degré de polymérisation et qui, à ce titre, résistent mieux aux agents dégradants (attaques physicochimiques). Un haut % de cellulose dans le papier lui garantit une plus grande permanence. AlunSulfate d’alumine introduit dès le premier quart du XVIIème dans certains papiers pour favoriser la fixation sur les fibres de la gélatine – agent d’encollage – et pour aider à la dispersion des fibres. Azurants optiquesComposés synthétiques ajoutés à la pâte ou déposés en surface du papier pour en accroître la blancheur. Ces additifs n’ont pas de couleur propre mais ils possèdent la propriété de transformer, sous certaines conditions, la partie des rayons U.V. invisibles à l’œil en des rayons bleus visibles. Ils ajoutent ainsi un surcroît de lumière bleue à la lumière blanche normalement renvoyée par la feuille de papier. Ils sont en général très photo-oxydables (dégradés par la lumière) et nuisent à la permanence du papier. BlanchimentLe terme blanchiment recouvre en réalité deux séries d’opérations différentes selon le but poursuivi : • le blanchiment de la lignine qui subsiste dans les pâtes mécaniques et mi-chimiques, • l’élimination de la lignine résiduelle dans les pâtes chimiques et mi-chimiques. CelluloseElle est un matériau constitutif des plantes et elle se trouve dans les fibres des végétaux. C’est une substance organique de la famille des glucides dont la structure peut se définir comme de longues chaînes parallèles composées d’un même motif moléculaire dérivé du glucose. Les fibres de cellulose constituent la matière première principale du papier. A titre indicatif, le degré de polymérisation de la cellulose provenant des pâtes faites à partir des linters du coton peut atteindre 3000 alors qu’il est d’environ 1500 pour les pâtes de bois obtenues avec le minimum de dégradation. ChiffonA l’origine, il était la principale source fibreuse employée en Occident pour la fabrication du papier. Il se présentait alors sous forme de textiles de récupération («chiffe») en lin, en chanvre ou en coton. Au XIXème siècle, le chiffon fut remplacé rapidement par le bois. ColophaneRésine naturelle que l’on trouve en particulier dans le pin maritime et qui a pour principal composant l’acide abiétique. La colophane a été utilisée depuis le milieu du XIXème siècle comme agent d’encollage dans la masse. La précipitation de cette substance sur les fibres se fait en présence d’alun et en milieu acide. Collage (encollage)Agent destiné à rendre le papier hydrophobe, propre à l’écriture et à l’imprimerie. Il améliore également la cohésion interne du papier. Traditionnellement, l’encollage se faisait avec de la gélatine qui était appliquée après l’obtention de la feuille (“au trempé”). La mécanisation de la fabrication de la feuille entraîna la nécessité d’effectuer l’encollage directement dans la pâte. La colophane fut alors employée. Le manque de stabilité chimique de cette dernière substance, ainsi que le mode de précipitation de cet encollage en milieu acide, ont poussé les fabricants à remplacer celle-ci par des résines de synthèse stables introduites en milieu neutre. La permanence du papier est ainsi améliorée. Coton (linters)Fibres de cellulose provenant des poils courts de la fleur de coton et restées après l’enlèvement des poils longs utilisés pour le textile. Les papiers faits à partir de coton sont de qualité supérieure aux papiers faits à partir du bois car ils sont exempts de lignine. De plus, la cellulose des linters a un degré de polymérisation plus important que celui de la cellulose provenant du bois. La permanence du papier fait à partir du coton est ainsi accrue par rapport à celle des papiers faits à partir du bois. Degré de polymérisation (DP)Il correspond au nombre de motifs qui se répètent dans une chaîne macromoléculaire. La valeur du DP de la cellulose, par exemple, diminue par vieillissement naturel et s’abaisse progressivement. L’acidité accélère de beaucoup le processus. Quand pour un papier le DP de cellulose atteint des valeurs autour de 250, celui-ci perd totalement sa cohésion et s’effrite rien qu’au toucher. EpairAspect de la structure d’une feuille de papier regardée devant une source lumineuse. On observe ainsi les vergeures et les filigranes. On distingue : l’épair fondu, lorsque les fibres sont répandues uniformément et l’épair nuageux, lorsque la répartition est irrégulière et floconneuse. FormatPour les papiers à dessin, on a conservé en France les appellations traditionnelles dont l’origine provient des filigranes qui différenciaient, au XVIIIe siècle, les formats des papiers fabriqués à la forme à la main. Ainsi, le Raisin (50 x 65 cm) se reconnaîssait à une grappe vue en transparence, de même pour Pot, Ecu, Couronne, etc… On utilise encore actuellement les formats Jésus (56 x 76 cm), Double Raisin (65 x 100 cm), Grand Aigle (75 x 105 cm), Grande Monde (80 x 120 cm). Depuis 1970, les normes DIN et AFNOR ont défini les formats utilisés dans les administrations, le dessin industriel et les papiers commerciaux. Le format de base AO a une surface de 1 m2, et les côtés sont dans le rapport de u 2, soit 841 x 1189 mm. Pour obtenir chaque format inférieur (A1, A2, A3), on divise par 2 la longueur du format précédent. On aboutit ainsi au format A4 (210 x 297) utilisé pour le courrier commercial. Forme rondeCylindre garni d’une toile métallique, en partie immergé dans une cuve de pâte à papier, et servant à la formation et l’égouttage de la bande en continu. Une toile fine quadrillée donne un papier «Velin», d’épair uni, imitant la peau de veau, ou parchemin. Une toile formée de fils parallèles donne un papier «Vergé» ou «Ingres». La forme ronde, tournant lentement, réalise des papiers de qualité, aux fibres faiblement orientées. Les papiers réalisés à la forme ronde se rapprochent de ceux faits à la main. HemicellulosesSubstance végétale composée d’un enchaînement de motifs molécu laires. Ceux-ci sont dérivés de sucres, comme pour la cellulose, mais la décomposition des chaînes moléculaires des hémicelluloses aboutit à d’autres sucres que le glucose. Les hémicelluloses se dégradentbeaucoup plus facilement que la cellulose du fait de leur structure ramifiée et d’un DP inférieur (en moyenne 150). Les pâtes riches en hémicelluloses se raffinent plus rapidement et donnent des papiers à la traction et à l’éclatement très élevés. LignineSubstance qui a un rôle de protection et de support dans les plantes. Cette matière plastique et rigide possède un faible degré de polymérisation. Composé instable, il est très photo-oxydable avec pour conséquence la formation de composés acides qui attaquent la cellulose. Papier neutrePapier dont le pH est neutre. Cette appellation ne garantit pas obligatoirement une neutralité de longue durée. Un papier contenant encore de la lignine et dont le pH est neutre ou légèrement alcalin, grâce à l’adjonction d’une réserve alcaline, s’acidifiera rapidement surtout en présence de lumière. Un papier restera neutre ou près de la neutralité très longtemps que si les sources d’acidité internes et externes sont éliminées. Pâte mécaniqueElle est obtenue par le broyage des rondins de bois écorcés. Elle permet un haut rendement : près de 100 % de la matière première est récupérée. Cependant, tous les composés du bois, dont la lignine, se retrouvent dans le papier qui sera très instable et se dégradera rapidement. Pâte chimiquePour éliminer la lignine, il faut faire subir au bois des cuissons en présence de réactifs chimiques puissants. Deux procédés sont employés principalement de nos jours : un procédé acide, au bisulfite, et un procédé alcalin, au sulfate. La préparation de ces pâtes chimiques se fait dans de grandes lessiveuses cylindriques verticaux, à température élevée et sous forte pression. Les incrustants sont dissouts par cuisson dans le liquide actif, tandis que la cellulose est fragmentée pour être convertie en pâte à papier liquide, équivalent à quelques grammes de matière sèche par litre. La pâte chimique proprement dite est à faible rendement : seulement 45 % à 55 % de la matière première est récupérée. La pâte mi-chimique, elle, est à haut rendement (65 % à 70 %) car des conditions de cuisson plus légères conservent une portion importante d’hémicelluloses et une partie de la lignine. Passe-partoutCarte ou carton formant une bordure autour d’une œuvre encadrée. Le bord de la fenêtre peut être à coupe droite ou biseautée. Possède une double fonction : valoriser le sujet, et l’isoler du verre en créant un espace d’air évitant les condensations. PermanenceLa permanence d’un papier est définie par la norme ISO 9706. Elle a été publiée en 1994 et fixe les prescriptions pour qu’un papier entre dans cette norme. Cette norme ISO (International Standard Organisation) est l’équivalente de la norme américaine ANSI Z39.48. Le papier permanent doit répondre aux critères suivants : PH de l’extrait aqueux doit être compris entre 7,5 et 10
pHOn définit le pH (potentiel hydrogène) d’une solution à partir de la concentration en ions H+ présents : le pH d’une solution est l’inverse de sa concentration en ions hydrogènes. L’échelle du pH se situe entre 0 et 14. Un pH de 7 correspond à la neutralité (cas de l’eau pure par exemple). Si le pH est compris entre 1 et 7, la solution est acide (acidité croissante plus on se rapproche de la valeur 1). Si le pH est compris entre 7 et 14, la solution est basique (basicité croissante plus on se rapproche de 14). PolyéthylèneMatière plastique chimiquement stable, moins transparente et moins rigide que le polyester. PolypropylèneMatière plastique utilisé souvent sous une forme plus rigide que le polyéthylène pour la fabrication de pochettes pour le classement des négatifs ou des diapositives. Sous une forme encore plus rigide, il sert à la fabrication de boites ou containers. C’est un produit chimiquement stable. PolyesterComposé synthétique, chimiquement inerte, le polyester est le composant de certains films transparents connus sous les marques MYLAR et MELINEX. Il est également utilisé sous forme de fibres pour la fabrication de non tissés (HOLLYTEX). Cette matière est très stable dimensionnellement : elle est très résistante à la traction et à la déchirure. Ses qualités permettent son emploi en contact direct avec les documents comme protection et support. P.V.C.Le P.V.C. (Chlorure de polyvinyle) est une matière plastique chimiquement instable. Il est prohibé en conservation car il libère de l’acide chlorhydrique extrêmement dommageable pour les documents et notamment les documents photographiques. Réserve alcalineComposé chimique incorporé dans le papier pour avoir une action neutralisante contre l’acidité présente dans le papier ou dans l’environnement immédiat de ce dernier. Le composé habituellement utilisé est du carbonate de calcium ou de magnésium qui est précipité sur les fibres lors de la fabrication à raison de 1 à 3 % du poids. Les papiers avec réserve alcaline ou «tamponnés» ne sont pas garantis de conserver une alcalinité permanente surtout si ceux-ci contiennent encore de la lignine ou autres sources d’acidité ou encore si l’environnement immédiat apporte une acidité (matériaux en contact, pollution atmosphérique...). Table plateMéthode courante de fabrication du papier en continu, dans laquelle la pâte s’écoule et s’égoutte sur un tamis sans fin (table plate, inventée en 1798 par Nicolas Robert) avant d’être portée par un feutre coucheur dans les presses humides, puis séchée entre des cylindres chauffés. VergeuresFiligrane constitué de lignes parallèles rapprochées, visibles en relief et en transparence, et propres aux papiers dits Vergés. Ces lignes résultent de l’égouttage de la pâte au travers des fils de laiton (appelés également Vergeures) formant le tamis de la forme. Sur une machine à table plate, on obtient les vergeures à l’aide d’un rouleau filigraneur qui imprime sa marque sur la feuille humide en formation à la sortie de la table. Le relief de ces vergeures est plus atténué. |
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